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Guy Agrafe

Publié le

En jouant à SongPop ce dimanche matin, je me suis rendue compte que je connaissais de loin une chanson de Guy Béart, sans pour autant m'en rappeler parfaitement les paroles. Cette chanson, c'est celle-là...

Me laissant aller à la douce rêverie de me retrouver en effet dans les bras d'une personne du sexe opposé, je fus frapper par l'effroi au bout de 30 secondes, réalisant que les paroles étaient gravement homophobes... Ouf ! Rattrapage de Guy à 1'13... C'est limite, mais ça passe.

Bref.

En ce 21ème dimanche du temps ordinaire (source : Prions en église du 26/08/12) je me suis dit que Jésus pourrait quand même m'aider dans ma quête des bras du sexe opposé. Mais, Can Jesus help me ?

Coïncidence (pas tout à fait) fortuite : pendant que Guy Béart nous balançait sa béatitude à la figure, les Staple Singers imploraient eux aussi l'aide de Jésus de l'autre côté de l'Atlantique.

Les Staple Singers, c'est avant tout une histoire de famille (le père : Roebuck Staples - les filles : Cleotha et Mavis et le fils : Pervis) mais aussi la jonction parfaite entre le Gospel pur, la country (cf. ci-dessus), le ryth'm & blues et les divers mouvements de soulmusic qui en ont découlé (cf. ci-dessous)... Enfin, c'est mon point de vue. C'est encore l'imploration de Jésus pour la paix et l'amour dans le monde mais déjà un cri du coeur qui égoïstement lui murmure : "Bouge toi ! J'ai envie de niquer".

La preuve : l'église (dont ils avaient pourtant relayé le message pendant plusieurs années) était à deux doigts de leur tourner le dos quand ils ont commencé à devenir plus profanes (en apparence en tout cas) avec des tubes comme I'll take you there (1972).

Mavis s'était même sentie obligée de se justifier en 1977 : "Où peut-on emmener quelqu'un si ce n'est au ciel ?". Mouais. La ligne de basse supra sensuelle et les petits gémissements de Mavis sèment un peu le doute quand même...

Ambiguité qui a traversé les âges car les Salt' n' Pepa ont samplé I'll take you there pour leur tube Let's talk about sex (1990). Oh ?

A bon entendeur...

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